Las clases de Denies - Les leçons de Denies
Denies est un personnage unique non seulement pour son histoire personnelle et familiale -vivant sur la terre de son ancêtre qui a fait l’histoire d’Eldorado- mais pour l’exotique mélange de caractère, mentalité, goûts et talents qu’il incarne.
Appartenant à notre famille de jouisseurs scandaleux (ceux qui croient que la vie est trop courte pour être « raisonnable »), il possède ce que j’ai toujours goûté au plus haut point : le charisme, l’éloquence, la profondeur et la classe de l’ivrogne trop intelligent pour en être vraiment un. Dans mes errances de par le monde, c’est la compagnie de ces espèces de Jean Gabin du monde réel que je préfère.
Comme beaucoup de gens intelligents Denies a une excellente mémoire, et il a retenu tous les reportages animaliers qu’il a vus sur la chaîne Discovery. Fasciné par la nature qui l’environne (il habite dans une très modeste maison de bois dans une forêt qui borde la ville), très curieux, il a tout observé dans son environnement immédiat, et il a réponse à tout ; il affirme cependant qu’à chaque pluie il découvre de nouveaux champignons, chaque jour de nouveaux insectes, bien qu’il se souvienne de nombreux qu’il n’a rencontré qu’une seule fois. Il collectionne et cultive des Orchidées qui poussent dans des tronçons de bois suspendus, possède des espèces rares (qu’il recherche avec les gardes forestiers).
Un soir chez lui, dans sa « chacra » comme on l’appelle ici, (concept qui englobe à peu près « ferme » - « maison de campagne »), nous recevons la visite d’un crapaud:
Appartenant à notre famille de jouisseurs scandaleux (ceux qui croient que la vie est trop courte pour être « raisonnable »), il possède ce que j’ai toujours goûté au plus haut point : le charisme, l’éloquence, la profondeur et la classe de l’ivrogne trop intelligent pour en être vraiment un. Dans mes errances de par le monde, c’est la compagnie de ces espèces de Jean Gabin du monde réel que je préfère.
Comme beaucoup de gens intelligents Denies a une excellente mémoire, et il a retenu tous les reportages animaliers qu’il a vus sur la chaîne Discovery. Fasciné par la nature qui l’environne (il habite dans une très modeste maison de bois dans une forêt qui borde la ville), très curieux, il a tout observé dans son environnement immédiat, et il a réponse à tout ; il affirme cependant qu’à chaque pluie il découvre de nouveaux champignons, chaque jour de nouveaux insectes, bien qu’il se souvienne de nombreux qu’il n’a rencontré qu’une seule fois. Il collectionne et cultive des Orchidées qui poussent dans des tronçons de bois suspendus, possède des espèces rares (qu’il recherche avec les gardes forestiers).
Un soir chez lui, dans sa « chacra » comme on l’appelle ici, (concept qui englobe à peu près « ferme » - « maison de campagne »), nous recevons la visite d’un crapaud:
Nos vemos !
A bientôt !





Non seulement j’ai senti comme un enchantement en arrivant ici mais depuis que j’y vis tout s’assemble, tout se répare bien presque à chaque fois à la première tentative, il n’y a pas de problème majeur. Comme si le lieu m’attendait, et comme si j’attendais ce lieu propice à mon hédonisme maniaque.






Horreur quand je commence à fouiller dans mes chairs et que je découvre que la crème blanchâtre que je commence à retirer n’est pas du pus mes des œufs.
Presque deux heures d’autochirurgie au couteau suisse pas particulièrement agréables pendant lesquelles je retire tout ce que je peux, des œufs par dizaines et des morceaux d’insecte méconnaissables. 


D’après les locaux -que mon effroi fait sourire- c’est un des parasites les moins dangereux. Il y en a un autre que Denies m’a montré un jour en le retirant de la patte de son chien, j’ai été vraiment impressionné, il a retiré en la pinçant des doigts un larve blanche de trois bons centimètres, que le chien, de bonne guerre, a ensuite dégluti.

Denies m’avait expliqué : couper la peau par le dessus, à l’aiguille, tout autour, puis retirer la superficie et la profondeur d’une seule pièce, comprenant l’insecte, sa membrane et sa poche d’œufs, en faisant levier avec l’aiguille… Je n’y suis pas vraiment arrivé, j’ai creusé à l’ancienne, découvrant de nouvelles parties du parasite






En vrac :
("viens j'ai une vipère") 




(on voit sur les photos Rojo qui porte au cou la lampe frontale que je lui ai offerte pour son anniversaire et que depuis il ne quitte plus, il ne connaissait pas, il n’avait pas de lampe, il s’en réjouit comme un enfant ce qui est très très rafraîchissant ; en fait si on y pense, c’est fou (ou : société de cons) , il faut rencontrer des fous pour être confronté à des comportements normaux.)




Pour le plateau je dispose de nombreuses planches d’un atelier qui était à côté de la maison et qui a brûlé ; les planches ont toutes une face brûlée, avant de les utiliser je dois racler une face à la scie comme on le fait au couteau avec un toast trop grillé. 

