martes, 25 de octubre de 2011

Chronique heureuse et tribulante de mon arrivée et des débuts à Rio






Chronique heureuse et tribulante de mon arrivée et des débuts à Rio

À l'Instant Dimanche 9 au soir, Minuit passé. Une Semaine que je suis ici. Par la Fenêtre m'arrivent de loin, en même temps qu'un petit Air frais de 25 Degrés humides, des Effluves de Funk carioca, une Spécialité musicale locale, inaudible (ou incompréhensible), venue d'une Fête de la Favela d'à côté, poétiquement nommée « 289 ».

Début Oktobre, c'est la première Fois que je goûte au Printemps carioque ; Miracles des Miracles, il n'y a pas de Moustique.

Une semaine que je suis ici. Il y a de ces semaines, voire de ces suites de semaines... l'idée de faire une synthèse des expériences passées inspire un vertige au moins aussi grand que celui d'imaginer les changements des semaines à venir.

Il y a une semaine, comme prévu, les onze heures d'avion ont duré un clin d’œil.

Malheureusement placé en plein milieu de rangée, je n'ai rien pu observer des villes lumières. A ma droite un anglais, timide, à ma gauche une brésilienne, exubérante quinquagénaire, avide de se fournir en matériel mis à notre disposition dans l'avion, dont elle remplit son sac.

A peine le temps de m'endormir devant le film « Rio ». Abruti par deux bons whiskys, quelques heures de mauvais sommeil. Deux petits vomis juste après l'atterrissage m'indiquaient que le whisky ne s'accorde pas avec le vin rouge, et mes voisins s'éclipsant sans prendre congé m'indiquaient que la pratique du vomir ne s'accorde pas avec une relation sociale naissante. C'est en tout cas stupidement malade que je suis arrivé dans mon nouveau monde.

Je passe la douane dans un sale état. Le policier n'a heureusement pas souhaité utile de vérifier mon bagage ni ma déclaration sur le formulaire de douane : « boîtes de sardine à l'huile ». A la frontière, d'autres policiers m'annonçaient qu'en raison d'une panne informatique et du manque d'informations (j'ai évidemment oublié-perdu la notification) je ne paierai pas l’amende lors de cette entrée sur le territoire mais « probablement à la prochaine ». (J'apprendrai une semaine plus tard sur place en visite au même bureau de police qu'on m'a fait entrer par erreur, que je n'ai pas le droit d'être sur le territoire sans avoir payé l’amende, mais puisque je vais bientôt demander le visa permanent, que je paierai l'amende lors de cette ma demande !...).

Je prends ma respiration avant d'ouvrir la porte de sortie de l'aéroport puis je m'emplis profondément de l'air de Rio. Tiédeur humide qui enveloppe déjà à cinq heures et demi du matin, odeurs de mer, rosée balayée par une chaleur de fond. Si loin, enfin, à la maison.

Un taxi m'emmène à l'adresse donnée par Yasmin. Le chauffeur ne connaît pas la rue, m'assure qu'on demandera sur place dans le quartier. Un vieux noir sec, une vieille voiture brinquebalante, comme on n'en voit plus chez nous, où richesse et normes de sécurité nous assurent un risque minimum. La pauvreté et ces voitures-boîtes de conserves qui tournent au gaz me rappellent l'Asie centrale (notamment le bruit et la sensation quand on ferme la portière). C'est l'aube, je redécouvre impressionné Rio en arrivant.

Rio est le genre de lieu qui enchante tout le monde, un ville qui a comme un charisme, ou plus simplement une géographie étonnante. Plages et ports quasiment bordés de montagnes escarpées couvertes de forêts tropicales, falaises, un vert qui déborde partout, et la variété urbaine étonnante, incontrôlée.

Le taxi gravit avec peine les montées du quartier de Santa Teresa qui présente les charmes d'une richesse déchue, élégantes maisons coloniales début du siècle s'enruinant, au coins desquelles poussent des plantes géantes. Avec le chauffeur nous interpellons les passants pour trouver notre destination.

J'arrive : Yasmin est là, elle a entendu la voiture arriver. Nous voilà enlacés, un rêve devenu réalité. Chacun a en face la réalité d'une personne rêvée 9 mois.

















L'appartement provisoire est modeste et très simplement meublé, la chambre relativement petite coûte tout de même 450euro par mois. Le propriétaire et résident est un photographe quinquagénaire sympathique à première vue, style assez alternatif, intéressant.

Ce premier après-midi du samedi premier oktobre nous nous promenons dans le quartier résidentiel de Santa Teresa : surplombant la ville la vue est magnifique, l'ambiance calme, les petits magasins ont l'air d'épiceries de village, on se croirait dans une petite ville. La température atteint rapidement35degrés.



C'est parti, tout est à construire à nouveau, à deux, cette fois.

Au début j'ai des sensations d'odeurs qui me rappellent Buenos Aires : odeurs de voiture à gaz, odeurs de savon dans la douche, transportées par une chaleur qui fait que tout sèche vite.


Puis les jours et les semaines se suivent avec ce projet de nous trouver un logement « définitif », les annonces, les promenades-marathons, de trop rares visites d'appartements. Le bizarre de sensations de bonheur mêlées à l'angoisse des difficultés à trouver un logement dans nos conditions financières modestes, et le dépaysement-repaysement, l'exotique retrouvé. Yasmin et moi nous aimons jusqu'à l'épuisement, et nous sortons tous cotonneux dans la rue. Ce printemps estival inouï, cette ville folle

Venant d'Allemagne, la différence d'attitude sociale des gens est impressionnante. Les gens sont aimables et se font souvent de larges sourires en se parlant, ce qu'ils font volontiers à tout bout de champ. Par exemple j'ai été surpris de voir un ouvrier qui nettoyait des vitres au jet d'eau sous pression éclabousser des gens puis s'interrompant demandant : « je vous ai éclaboussés ? » les autres souriants: « c'était très bien, ça fait une petite pluie rafraîchissante ».

Dans les bars, des gens de la table d'à côté qui ont suivi votre conversation s'y introduisent naturellement, en demandant pardon, et donnent leur point de vue sur votre question !

vendredi 7 oktobre : ce jour-là encore plus souvent que d'habitude, curieusement, notre couple attire l’œil. On ne se quitte pas d'une semelle depuis une semaine, et dans la rue nous allons toujours bien blottis. Nous notons beaucoup de regards, comme si notre amour rayonnait (il y a un an, dans le soir des rues de Copacabana, un sans-abri s'était écrié en nous voyant : « quel joli couple »).

Ce jour-là, tout d'abord un garçon, manifestement homo, nous croisant me fait un signe puis un clin d'oeil ; peu après, un gros noir (manifestement homo) me prend la main droite (alors que j'ai la gauche dans celle de Yasmin) et me dit « voilà moi aussi je te prends la main comme ça on est trois » ; ; je garde sa main chaleureusement dans la mienne et lui répond « oui, à trois, c'est plus rigolo » on reste ainsi liés à trois un bout de chemin. Je frissonne de joie de constater que je rencontre des personnes qui, comme moi, aiment se livrer à de telles petites folies du quotidien.

























dimanche 10 gay pride (festa do orgulho homosexual [fƐʃta du rgulju omosƐksuau] ), un peu de techno sur le bord de plage de Copacabana


A la fin, une espèce de mini-carnaval tendance homo ; je joue à me placer au dernier moment dans les groupes qui se font prendre en photo. Un peu après avoir fait cela, tandis que je suis couché sur le sable, 4 filles se jettent sur moi une cinquième nous prenant en photo (Yasmin m'avoue qu'elle est rapidement terrassée par la jalousie).

Tourments de la recherche d'appartement, découverte que les prix sont comparables à Paris (un deux pièces de 40M2 bien placé coûte rapidement 900euro (notre budget est bien inférieur), dans cette société écartelée où un manutentionnaire gagne dans les 330euro par mois et un ingénieur atteint facilement les 5000)














Une coïncidence incroyable, la chambre que Yasmin a louée se trouve être dans le même immeuble qu'une ancienne élève, personne délicieuse, avec qui j'ai repris contact.

Au sujet de notre colocation, c'est la deuxième fois dans ma vie que je suis amené à vivre avec une personne maniaque-hystérique, (la première était Adriana, une argentine avec laquelle je vivais en Toscane) du genre à être profondément déstabilisée de trouver le pot de liquide vaisselle à gauche plutôt qu'à droite de l'évier, et à faire sentir son mécontentement.

Au bout de cinq jours, voilà-t-il pas qu'il m'annonce avoir redécouvert qu'il ne se sent pas à l'aise avec un couple à la maison et qu'il préfère qu'on décampe le plus vite possible. Il dit que nos rythmes ne s'accordent pas et qu'il ne se sent comme mis à l'écart par notre couple amoureux qui se suffit à lui même. A la fois on ne lie pas amitié avec lui (en lui consacrant du temps), à la fois on occupe trop la cuisine à des heures où il voudrait y être seul, à l'heure du repas de midi. Yasmin prétend qu'il est jaloux de notre bonheur et qu'il se sent le pauvre minable qu'il est, à côté de nous. En effet, je me vois obligé de confirmer qu'il s'agit d'un pauvre type, sexagénaire seul aigri maniaque incompétent, ayant probablement raté sa vie. Yasmin prétend qu'il accueille des jeunes étrangers chez lui, des filles de préférence, pour avoir de la compagnie. Dans le salon-salle de prises de vue de photographe, aux murs, des plans de filles dénudées suspects, de mauvais goût. Non qu'il me soit antipathique, mais il y a quelque chose en lui qui m'a détesté dès le premier regard, une sorte d'incompatibilité chimique, dit-il, soit. Il se défend force d'arguments inconsistants sans m'en laisser placer une, soit. Au-revoir.


Dieu est au contrôle


Depuis jeudi 13 oktobre nous habitons chez un couple d'hommes adorables, un brésilien et un espagnol, qui viennent de terminer les travaux de rénovation de leur appartement. C'est grâce à Mayara, la sœur de Yasmin que nous avons trouvé cette collocation salvatrice.

Leur duplex sur la colline du quartier de Santa Teresa possède un toit-terrasse avec une vue impressionnante :



L'immeuble est littéralement entouré de vert appartenant aux propriétés géantes qui nous entourent. Dans ces bouts de forêt tropicale on peut voir sautant de branche en branche des petits singes micos tout au long de la journée mais aussi paraît-il de grands singes de temps en temps, et le matin tôt viennent des toucans et des aras (perroquets)






































Mon deuxième voyage d'affaires free lance

Le samedi 22 à 23h30 je prenais le bus pour Sao Paulo pour l'Expobike Brazil 2011, pour y retrouver Patrick. Cette rencontre avait lieu un mois et demi après avoir eu la chance de passer avec lui quelques jours au salon eurobike 2011 à Friedrichshafen dans le sud de l'Allemagne.

En quêtes d'informations de tous types et de « contacts », beaucoup de nouvelles situations et expériences, séances d'apprentissages le plus souvent indolores.

A mon retour il faisait froid à Rio : environ 18 degrés, humide.




Le Tacaca, gluant et délicieux, spécialité d'amazonie, faite maison chez la mère de Yasmin











île flottante ayant un certain
succès















Saisissant l'opportunité de l'expérience de François en la matière, j'ai enfin concrétisé mon envie de coups : je me suis inscrit à un cours de boxe Muay-thaï. Ce soupçon de brutalité tri-hebdomadaire m'adoucit petit à petit.

Nous parvenons à couler de douces journées, au gré de déambulations en quête d'appartement et de stress inutiles. A l'instant où j'écris, ce 21 oktobre, un toucan vient de frôler la terrasse où je suis et de se poser en haut de l'arbre tout près juste devant. A ma droite, des nuages cachent le christ du Corcovado un instant, puis il ressort des nuages, vite poussés par le vent. Ce christ offre de tels spectacles de ciels, de jeux de lumières, de vents et de nuages...un sublime qui vous arracherait presque un élan mystique.















sábado, 19 de marzo de 2011

batata quente


Jà hà ums dias que estava pensando em algo : do mesmo jeito que se diz de uma coisa que nao é possivel aguentar muito tempo que é uma batata quente, o mundo intero seria para mim como uma batata quente, é como se um lugar me quemasse os pés depois de um tempo. Eu vou muito raramente no friseur. Essa tarde que fui, fiquei contento ter que esperar um tempo: gosto desses momentos “perdidos” de espera, essas convidas à momentos de pensamento livre, e também tinha um livro fiél para mim. Enquanto lia, meu pensamento voou para minha recente teoria da batata quente como esplicaçao do nomadismo ; tudo isso enquanto estava também discretamente osservando o espetaculo do papo do friseur e do cliente que parecia um conhecido dele. A escena tinha um alto interes anthropo-socio-cultural, de um calor popular aconchegante, quando derrepente o friseur falou que que a sogra dele estava uma...batata quente.