sábado, 30 de abril de 2016

fin du séjour à Nova Friburgo - à l'ombre des jeunes tuiles en fleur - synchronies -

Au delà de la beauté du domaine impressionnant où nous avons séjourné, c'est notre bonne humeur qui a fait l'harmonie et notre bonheur. L'humeur : tout est là. C'est parce que les pratiques spirituelles et rituelles agissent positivement sur l'humeur qu'elles sont essentielles.

Au Brésil, on appelle l´humeur l'"astral" : on est de "haut" ou de "bas" astral. Faire preuve de "bas astral" est considéré comme un manque de savoir-vivre et une forme d'ignorance.
Une personne désagréable est appelée "ignorante" : j'ai toujours trouvé cela significatif. C'est ce que la France, peuple d'ignorants, doit encore apprendre.

Mes amies-chéries.
Recharge de batteries
J'avais dit à mes amies Tatiane et Ismênia que j'avais l'intention de chanter les hymnes du Santo Daime sur la route pour me donner du courage. Elles ont eu l'excellente idée que l'on enregistre quelques hymnes pour moi. Nous avons ainsi enregistré nos voix mêlées chantant mes quatre hymnes préférés.
Un exemple bien fait pour moi: l'hyme "Livre" (" libre ") qui m'accompagnera sur la route
(hiiiiii je viens de voir qu'on ne peut pas insérer de fichier son ici quel scandale.)
voici donc un lien pour entendre la mélodie chantée dans un travail de Daime, qui donne par aileurs une bonne idée de l'ambiance durant les travaux.
https://www.youtube.com/watch?v=Km7tNgJu-P4

voici la traduction des paroles:

Libre, je suis mon chemin
Libre, personne ne peut me retenir
Libre, je suis mais non pas seul
Libre je suis et protégé
Mon maitre me guidant toujours

Regarde j'ai fermé les portes du passé
Je vis maintenant je vais regarder droit devant
Je vois l'éclat du salon doré
Je sens son etre illuminé
Et la conscience se réveiller

Viens on va chanter avec joie
On va laisser la douleur s"éloigner
Viens, ne viens pas avec ta forteresse
Je veux voir ta beauté
Et célébrer l'amour avec toi

Je sens en moi un enfant
J'écoute ce qu'il a à m'enseigner
Je reve Je reve un reve d'enfant
Heureux celui qui reve encore
C'est lui qui arrivera un jour

Nous allons réaffirmer la nouvelle ère
Allons, mon frère nous préprarer
Mon frère prends la clé de la désillusion
Ayant foi en Dieu toujours aimant
Changeant ce qu'il est possible de changer.

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plein de photos de ce séjour: (y accédez vous ?)
https://www.facebook.com/liuendres/media_set?set=a.10207837681032728.1073741921.1016244949&type=3&pnref=story

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Synchronomètre Maya présenté lors du stage : important message pour l'humanité

Voilà : notre calendrier grégorien a commencé à être élaboré il y a 5000 ans, puis passé par les romains et achevé au 16ème siècle (? -++voir calendrier révolitionnaire), enfin bref l'étymologie est calenda, cahier de relevés d'impots. Notre caledrier , déphasé d'avec la nature, contient un projet manipulatoire de nous asservir et provoquer crises et déstabilisations, diharmonies.
Il est en effet évident que notre caledrier divisé en 12 mois de durées irrégulières est absurde. Puisque l'année se divise parfaitement en 13 mois de 28 jours qui sont les cycles lunaires et menstruels. Il parait que les cycles menstruels serainet universellement simultanés l'un des exemples de l'harmonie possible. Le calendrier (il faut dire synchronomètre) Maya est ainsi mathématiquement parfait et adéquat à la nature. Le caledrier grégorien est un calendrier humain, artificiel et comme "bancal"qui a de néfastes conséquences. Le dicton "le temps c'est de l'argent" les illustre. D'où un mouvement mondial pour changer de calendrier pour se synchroniser avec le soleil, la lune, la nature. Je suis complètement d'accord et j'invite tout le monde à se renseigner.

http://13lunes.fr/le-calendrier-des-13-lunes-une-cle-pour-changer-dunivers/

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Le dernier jour j'ai du réparer mon porte-bagages et puis nous avons sauté dans la piscine, et dansé comme des fous sur Bob Marley.
En partant j'ai eu droit à un véritable adieu du groupe et j'étais si ému que j'ai beaucoup pleuré, et j'ai continué à pleurer sur mon vélo durant de nombreux kilomètres, essémant mes larmes, en plus de ma sueur, sur la route.
Mon kin, la figure qui me représente, dans le calendrier Maya, est la graine. Je suis un semeur.

calculez votre Kin dans le synchronometre Maya:
http://mainbleuecosmique.free.fr/oracle/oracle.htm

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Le propriétaire, qui réalise avec passion pratiquement seul les travaux de jardinage du site (ce qui l'occupe à plein temps) a aimé mon intéret pour les plantes et mon projet de voyage. Nous sommes devenus rapidement amis. C'est drole comme les relations d'amitié sont rapides et intenses depuis que je suis en voyage.

ainsi qu'avec son fils, qui a dix ans de moins que moi.Carlos, le propriétaire, m'ai fait trois cadeaux fantastiques.Il m'a offert de planter un arbre sur son site (une espèce de cacaotier). Il m'a dit que puisque je souhaitais apprendre à pêcher, il m'offrait l'un des couteaux de pêche qu'il utilisait pour cette pratique en Floride. Une magnifique dague (selon le manche mes deux mains ont la largeur d'une main d'étasunien qui semblent être des géants) avec cran d'arret et lame fine pour découper des filets, d'exellente qualité. Je lui ai dit que je le garderai toute ma vie et je le ferai. Cela ne me fait qu'un quatrième couteau...à transporter...
 Les muscles de mon corps ont ainsi pour mission d'assumer la réalité (charge) matérielle de la charge émotionelle des objets. C'est en réalité la mission essentielle du muscle, me dis-je, le transformation de l'immatériel en matériel.
Enfin après mon départ il m'a accompagné un bout en voiture jusqu'à la station service où je me suis arrêté pour regonfler mes pneus. Là il me rend (presque tout)l'argent que j'avais payé aux organisateurs du séjour, me disant qu'il pensait que vu mon projet, je ne devrais pas payer. Il ne le savait pas, mas cet argent (40euro) avait été une véritable préoccupation pour moi, causant même une insomnie. (Aussi du fait de la situation particulière où j'étais reçu. De par les circonstances une chambre absurdement confortable inattendue et non désirée le lendemain de ma tente où j'avais mieux dormi, et loin du sofa près de mes amies initialement prévu. Spartiate dans un lit douillet, je ne me sentais pas à ma place) Je dois en effet gérer le stress de l'argent qui sort mais qui n'entre plus...
Je n'ai pas de solution soutenable pour l'instant, comme une start-up je me lance et parie que je deviendrai rémunérateur en cours de route. Je cultive la confiance en le destin.
Il y a aussi un membre du groupe, de cette famille adorable qui participait, qui m'a offert un bonnet pour supporter le froid surprenant que j'ai trouvé ici. Le père de famille qui m'a donné le bonnet avait une bonne soixantaine mais habillé comme un skateur de 15 ans accompagnant dailleurs sa fille skateuse de 17ans et connu dans le milieu comme "papa du skate".
Il y a aussi un membre du groupe, de cette famille adorable qui participait, qui m'a offert un bonnet pour supporter le froid surprenant que j'ai trouvé ici. Le père de famille qui m'a donné le bonnet avait une bonne soixantaine mais habillé comme un skateur de 15 ans accompagnant dailleurs sa fille skateuse de 17ans et connu dans le milieu comme "papa du skate".
Il y a aussi un membre du groupe, de cette famille adorable qui participait, qui m'a offert un bonnet pour supporter le froid surprenant que j'ai trouvé ici. Le père de famille qui m'a donné le bonnet avait une bonne soixantaine mais habillé comme un skateur de 15 ans accompagnant dailleurs sa fille skateuse de 17ans et connu dans le milieu comme "papa du skate".

En quelques jours de voyage j'ai ainsi déjà reçu les suivants cadeaux : un ciré jaune, un bonnet, un couteau, la plantation d'un arbre, une gourde, de l'argent. Si cela continue comme ça je serai riche.

Ismenia et le fruit
si cette femme...

Je suis en train d'apprendre à recevoir. Pensant aux théories de Mauss selon lesquelles le don est en réalité un contrat d'échange tacite, je sais que tous ces cadeaux me compromettent, je me dis à légard du monde en général. C'est ainsi qu'en recevant on apprend à être plus généreux, qualité que je dois beaucoup améliorer.

Je veux m'améliorer rapidement: je voudrais être plus conscient, plus content, plus fort, généreux, gentil et  utile. Savoir accepter avec patience et bienveillance les moments de déprime. Je considère ce voyage comme un cours intensif de qualités. Le programme du cours est : faire attention, pédaler, méditer, aller au Daime, recevoir, donner, aimer le monde, être présent et disponible vraiment.

C'est surtout cette disponibilité que je n'avais pas quand je vivais à 100 à l'heure. Maintenant je vis à 20 à l'heure, la vitesse du vélo. Une foule de choses surgit de cette disponibilité. Aussi je comprends encore moins mes semblables qui continuent à 100 à l'heure. Après quoi court-on ? Après des "résultats", après le maintien d'un "niveau". J'ai l'impression de ne plus avoir spécialement besoin de résultats. J'ai réduit mon "niveau" de vie à un vélo et une tente. Je me suis rendu compte que j'ai déjà tout ce qu'il me faut. (pour être honnête je n'y suis pas encore complètement hihi)

C'est bien connu, mais en sortant ainsi la tête du courant je constate comment la société moderne est une espèce de machine à capturer le temps et la disponibilité des gens. Une manière de nous transformer en robots et nous empêcher de penser, de nous connecter avec nous-mêmes. Avec notre dieu intérieur, me dit mon nouvel ami.

(Serait-ce ce manque de disponibilité qui fait trouver mes posts trop longs à certains ?)

Synchronies.

Depuis que j'ai commencé mon voyage j'ai l'impression que tout arrive quand et où cela doit arriver, tout tombe pile.

Une espèce de conspiration de l'univers en ma faveur.

Illustration triviale de cela:
la tomate qui passe pile dans la boite de transport le matin du départ de sao Gonçalo.
hihi
Presque chaque jour arrivent des coincidences surprenantes. J'ai appris qu'il faut les appeler synchronies.

L'ouvrier au bord de la route qui me donne la seule chose qui manquait à mon matériel. Carlos qui me rend l'argent dont la dépense m'avait tant préoccupé.
Ce matin mercredi 27, mon bracelet qui a miraculeusement beaucoup diminué la blessure de la machette (je suis en train d'apprendre à la manier...). Je l'avais acheté il y a trois mois environ, un soir à la place Sao Salvador à Rio, envouté par le beauté de l'artisane qui proposait son travail.

le sac à dos. mercredi 27 en allant au village je trouve suspendu à l'extéreur d'une benne le modèle de sac á dos que je voulais acheter à Rio et que je n'avais pas acheté parce que trouvé trop cher (30eur). Un sac très léger qui se replie dans sa poche. Il est juste à recoudre sur le haut.

photo

L'histoire de la gourde

 Pendant que je remplissais ma gourde sur le bord de la rivière à l'aide de ma pompe-filtre, durant la nuit, le bouchon est tombé dans le courant sans que je m'en apperçoive dans l'obscurité du bruit de la rivière. Je l'ai longtemps cherché et j'étais amer car il est pratique avec sa pipette et important pour m'hydrater. J'ai beaucoup combattu cette amertume en moi. Arrivé le surlendemain sur le site pour notre séjour je dis que je voudrais descendre à la ville pour chercher un bouchon qui s'adapte. L'organisateur me dit qu'il a une gourde qui peut peut etre m'aider sa gourde se révélera être ensuite la même exactement que la mienne. Quand j'arrive dans la cuisine je vois dans la remise également sur une étagère exactement la même gourde. Or ce n'est pas un modèle particulièrement courant ! Deux jours après l'avoir perdue j'arrivais dans un lieu où il y avait 2 gourdes identiques à la mienne et les deux m'étaient proposées pour remplacer le bouchon que j'avais perdu !

Histoire des tongs: en arrivant à ma destination actuelle au crépuscule, je perds sur le chemin de terre de 1km et demi mes tongs qui tombent de mon chargement. Le lendemain, je fais 4 fois ce trajet entre la maison et le village pour y résoudre des affaires. Au dernier trajet, vers 17h45, un homme qui marche à une quinzaine de mètres devant moi ramasse mes tongs dans le fossé ! Si l'on pense aux variables: chemin de 1,5km, quelle coïncidence temporelle et spatiale entre cette homme qui a trouvé mes tongs et moi qui ne les cherchais même plus !

Les délires maniaques se cractérisent souvent par la sensation d'interprétation d'un sens subtil des choses, confirmé par des coincidences extraordinnaires comme confirmatoires. or c'est à peu près ma situation. Comme un délire psychotique, c'est un bain dans une certaine nouvelle réalité. Dans celle-ci, l'univers conspire en ma faveur. D'une certaine manière cela serait logique puisque réalisant mon rêve, je dois avoir un rayonnement particulier. Mon regard doit aussi être biaisé...ou au contraire redressé ???

mais il y a ces coincidences objectives : les trouvez vous extraorinaires ou banales, biaisées ? délirantes ?.

Parfois je me dis pour être heureux je ne vois que le bon côté des choses, etre heureux pourrait ainsi être comme une déformation, une distortion, une discrimination dans la réalité, un regard biaisé.

Mes amies me disent que ces synchronies sont des signes que l'on est en harmonie avec son propre destin.

C'est drole cette sensation de réaliser un rêve qui devient de plus en plus claire, je me rends compte que je j'ai déjà vécu en pensée dns le passé différentes expériences qui m'arrivent. Il y a aussi souvent, presque tous les jours des gens qui me disent qu'ils ont toujours revé de faire ça.

Tiens autre coïncidence je me rends compte que j'ai un problème peut être sérieux à une dent exactement le jour où ma couverture médicale s'arrête.

La "vraie" vie. A la recherche du maintenant.

Vraiment après 6 ans de Brésil je dois me résigner, les brésiliens ne savent pas utiliser mon double prénom : je me trouve dans le terrible dilemme de personnalité de choisir Jean ou bien Michel. Je dois choisir lequel de ces prénoms me représente. Il y a encore "jm" qui en portugais se prononce "jota emme".Peut etre je choisirai seulement "jota" (maman m'appelle ainsi en français "j"), qui aurait l'avantage d'être nouveau. Cela correspondrait à ma nouvelle vie, qui a commencé il y a à peine deux semaines.

Je suis né en devenant nomade, il y a deux semaines.

J'ai en effet cette sentation d'avoir commencé ma véritable vie, ma vraie vie.
J'ai décidé que tout ce que j'ai appris jusqu'ici dans la vie est exactement ce dont j'ai besoin pour mener ce voyage à terme, et j'ai décidé que cela représentera une étape dans mon évolution.
Tout cela n'est possible que parce que je sais pédaler, réparer un vélo, coudre, ne pas avoir peur, aborder des inconnus, demander, recevoir, être disponible.

Je faisais du camping pour m'amuser, maintenant c'est une nécessité pour continuer le voyage à moindre frais. J'escaladais aux arbres pour m'amuser, maintenant je le fais pour cueillir des fruits dont j'ai besoin pour m'alimenter gratuitement.
J'apprendrai à pêcher. Mon rêve est arriver au bord d'une rivière, m'alimenter de poisson et de bulbes, de fruits et repartir. Me rapprocher ainsi de l'état naturel nomade. 

viernes, 22 de abril de 2016

Nova Friburgo - ouikend inattendu à la découverte du synchronisme de la paix. et la loi du temps

Du départ de mon bord de rivière à "boca do mato" ("bouche de la brousse") m'attendait la rude montée dans la vallée. Rude en effet, et doublée d'une puissante déprime inexplicable, j'avais complètement perdu le moral. Je jouais déjà avec l'idée d'écourter le voyage, puis je me disais qu'au lieu de dépressif nomade je deviendrais un dépressif sédentaire, ce qui n'est pas mieux. Première vitesse (vitesse autour de 7 - 8 km /h) pendant trois heures de pédale et peut etre deux de pause, avec heureusement des parties ombragées desforets 15km de montée rude dans la foret sans maison ni construction humaine. Il y avait des sources potables tout du long heureusement. A un moment j'étais tant épuisé que j'ai du faire une mini-sieste, et là les moustiques arrivent. J'avais aussi du mal à me maintenir hydraté tant la déshydratation était rapide. Je buvais et grignotais sans cesse et devais etre attentif aux signaux de mon corps (mais sans parano!), les douleurs passagères au genou dont on se demandent si elles vont durer, le cou raidi, etc. mon corps de cycliste était en train de se faire dans la douleur. Arrivé au sommet

dans l'air frais complètement différent de la montagne, soulagement indescriptible et perspective de retrouver mon amie. les paysages devenaient soudain plus jolis, et les signes de la culture allemande locale commençaient (restos)
En effet il y a quelque jours une amie m'écrivait à tout hasard qu'elle était pour quelques jours dans une ville qui se trouvait etre sur mon chemin! Elle devait aider et participer à un stage-séjour de découverte du synchronomètre de la paix...
J'avais passé le sommet de la montagne vers 15h sans avoir déjeuné, seulement grignoté. Ventre creux, je cherchais un restaurant, me disant que j'avais bien mérité un bon repas. Après etre ressorti d'un restau qui était trop cher, j'en trouve un à un prix raisonnable et qui m'accueille bien, je vois que je suis aux portes de la ville de destination que je ne savais pas si grande. Du restau j'écris à mon amie Tatiane et je découvre que je m'étais "par hasard"(ici on dit "par synchronicité") arreté exactment dans le quartier du lieu ou était Tatiane, le restau était pratiquement au coin de la route qui menait à la maison. Elle m'avait dit que je pourrais etre logé là contre une aide. Suivant ses explications je retrouve mon amie au portail dans une grande joie redoublée de la voir avec sa cousine, mon autre amie, les deux étant des compagnes du Daime, avec qui nous avons commencé à fréquenter l'église. Nous remontons le chemin et je vois ma nouvelle demeure pour quelques jours (celle du milieu)
dans la maison de droite habite l'amie de mon amie qui organise le stage dans la grande demeure. Je connais le couple qui pépare le stage et leur doctrine si nouvelle pour moi qu'elle est difficile à concevoir. C'est un mouvement qui souhaite modifier le calendrier pour se baser sur le calendrier maya étudié à fond et meme élaboré, espece de mouvement new-age qui propose un synchrétisme de toutes les religions et sagesses du monde et une préparation à la nouvelle ère humaine. voici quelques liens sur ça
http://13lunes.fr/la-fondation-pour-la-loi-du-temps/
http://synchronometre.blogspot.com.br/p/le-facteur-maya.html?m=1
https://lawoftime.org
https://sites.google.com/site/mainbleuecosmique/banniere-de-la-paix

 Au programme méditations, pratiques type ouverture des chakras (chants de tantras, mouvements...)et présentation du synchronomètre de la paix. Les seuls participants sont une famille et... on m'explique que je serais le bienvenu pour y participer, on me propose une somme modique couvrant les frais alimentaires seulement, jusqu'à dimanche. de ma chambre

 Avec mes amies qui m'adore et que j'adore, l'atmosphère est riante, légère, féminine, cela ressemblerait comme à un souvenir d'une époque heureuse faite de relations bienveillantes, de délicatesse, d'attentions et beaucoup d'affection, et tant d'allégresse! Nous dansons dans la grande cuisine en préparant les repas. Tout cela se confond déjà avec les histoires de Proust dans ma mémoire. Nous chantons des hymnes du Daime que nous préférons et Ismenia (la cousine) joue et chante très bien. 

Le propriétaire très sympa nous a fait visiter des parties du domaine paradisiaque, petite maison type poupée que l'on peut louer, lac devant, végétation fantastique, passionné de plantes, il nous présente un tas de plantes, m'apprend à reconnaitre l'igname et la patate douce, un personnage passionné. nous ramassons des pignons (les brésiliens, de 5cm) et plongeons nos mains dans la terre pour cueillir des patates. je fais toute la visite pieds nus. je revis, je retrouve les plantes, la terre, j'apprends des choses essentielles basiques utiles à ma survie dans la nature. La famille participant au stage est très sympa aussi, dont une jeune fille skateur pro et un fils rappeur qui nous a fait des impros devant le feu ce soir. Il fait très froid le soir ici, incroyable différence avec Rio. Ma formation académique m'a comme conduit à une réticence intellectuelle à certaines pratiques spirituelles et parfois je dois faire des efforts pour me preter au jeu, et la transition de vie a été brutale de seul à une structure programmée avec horaires, etc, mais je profite du moment pour reprendre la méditation et les questions évoquées m'intéressent autement. Ils ne sont pas maniaques, ils sont très affectueux. à
En écrivant cela je me rends compte combien ces jours sont heureux.


jueves, 21 de abril de 2016

deuxième nuit dehors

La nuit dernière...
Ce matin montée de la montagne très dure 17km. Arrivé proche de la limite de mes forces.
Mais ce soir... Hébergement surprise par mon amie tatiane qui est à nova Friburgo par hasard!

miércoles, 20 de abril de 2016

première nuit dehors

Je devais être fatigué, j'ai dormi 11heures en ce lieu
C'est curieux, le hamac c'est à la fois confortable et inconfortable, en tout cas ça empêche pas de dormir! Mais dans ce genre d'endroit, pas de place pour une tente 
.il a fait bien froid dans la nuit. 
...Le café au feu de bois, c'est tout de même autre chose! 

Pas du tout en fait, c'est juste plus de travail et plus compliqué. 


martes, 19 de abril de 2016

de sao Gonçalo à Cachoeiras de Macacu

bien roulé 68km (jene suis pas entrainé...), un régal. parti trop tard à 10h30, sous un soleil terrible. un peu d'hésitation à trouver l'hébergement mais ça valait le coup: ma suite avec vue:
J'ai testé le vˆetement maches longues pare-soleil: fantastique, y compris pour transpirer avec l'effet double peau on ne se sent pas transpirer néanmoins on est humide et au frais. merci Sergio et Luca! je portais un cycliste offert par une autre élève de sorte que j'étas habillé par des anciens élèves aujourd'hui.
Vers midi je m'arrete pour le reposer à l'ombre de bambous géants il y avait des ouvriers qui faisaient leur pause on a parlé un peu puis on s'est reposés à coté. Quand ils partent magie du voyage, sans que je demande rien, l'un me propose les deux choses dont j'avais besoin, de l'eau fraiche et un grand poncho(ciré jaune) de pluie qui manquait à mon matériel. c'est de l'entreprise, il me dit, tu peux en avoir besoin, il est grand, tu peux l'utiliser comme bache. (c'est la dernière chose qui me manquait). plus tard une voiture ausssi s'est arretée et le type me dit qu'il a fait saint jacques à vélo. Il m'indique un endroit ou je pourrais camper tranquille chez quelqu'un qui a un grand domaine (sitio), mais je n'y arriverai pas, j'irai demain je pense. J'ai trouvé l'endroit ou je suis en demandant. C'est très beau. Je ne me suis meme pas refourni aujourd'hui, j'utilise mes repas de secours. J'utilise pour la première fois mon filtre à eau katadyn mini qui marche mieux (plus rapidement) que je pensais. ma premièrenuit en hamac en pleine nature! 
Autre drole de coincidence, j'ai appris qu'une amie de rio sera par hasard dans la ville où je passerai après-demain. des retrouvailles plus tot que prévu!

lunes, 18 de abril de 2016

dernier jour dans le Sao Gonçalo de W.Wenders. Gueule de bois.

Aujourd'hui pèse dans l'air brésilien une espèce de gueule de bois, au lendemain de la confirmation de la procédure de destitution d'une présidente innocente. Coupable de choses sans gravité, c'est un coup bas. Je l'ai entendue parler aujourd'hui. Elle est très digne, lucide et exemplaire.

Aujourd'hui je pars à la recherche d'un cyber-café. Quel endroit paumé, c'est à plus d'une demi heure de vélo, dans un autre quartier dit "Apollo". Je roule sur le vélo de charge de Marcelo, le classique "barra forte" brésilien, je me régale, la plupart du temps sur des pistes de terre.
Tiens, il a le meme vélo que moi:



Curieux spectacle de la banlieue pauvre de ville satellite pauvre. Grands espaces, coins inattendus, provisoires, en contruction ou en destruction, des briques, de la poussière. On se croirait dans un film de Wim Wenders.


Puis le cyber-café, aussi désert. Le rituel des sauvegardes. Les ordis doivent etre lents, je passe une heure et demie à regarder des barres de progression de chargement de mémoires "virtuelles".
Sur la route je croise un motel invitant.
Je médite sur les meubles des suites spéciales, m'émerveille de l'imagination humaine et de mon ingénuité.
Cela donne envie de s'enfermer dans une de ces chambres avec une compagne espiègle, de bonnes drogues et beaucoup d'imagination. Je me dis qu'on devrait faire cela au moins une fois par mois, pour rester en bonne santé.

Ensuite es courses en supermarché de province brésilienne que je connais jusqu'à présent : grands espaces , énormes, mais très peu de choix de produits, tout est homogène, simple, blanc. très peu de clients que les quelques caissières attendent. Je suis encore dans Wim Wenders. Il n'y a pas la variété et les couleurs des supermarchés en France. Par exemple dans cet énorme super-marché, je ne trouve pas de sucre roux, encore mois brut, il n'y a que du sucre blanc! J'achète plein de bières pour laisser à marcelo, lui qui aime la bière, il devrait avoir la suprise en ouvrant son frigo.
Demain je prends la route des montagnes, c'est le deuxième et vrai départ, puisque cette fois ça ne sera pas un ami qui m'attend, mais un endroit complètement inconnu. Je prends soin de ne rien préparer, pour préserver la spontanéité de choix du lieu qui m'hébergera. C'est une sorte de jeu tout à fait excitant. Je me contente de prévoir de chercher un coin de nature avant ou après le village dit Cachoeras (cascades/rivières?) de Macacu.

C'est donc une nouvelle préparation, minutieuse sélection d'affaires, élimination-simplification des emballages... J'emporte de quoi improviser 2/3 repas simple pour etre toujours capable de m'arreter n'importe où.
J'ai pour l'instant la chance d'avoir cette sensation merveilleuse que tout se passe quand comment et où cela doit se passer, j'ai l'impression de m'enfiler dans le monde comme dans un gant.





domingo, 17 de abril de 2016

jours tranquilles à Sao Gonçalo

Ma rue. juste après la fin de l'asphalte. à droite le portail d'entrée. Le quartier de Sao Gonçalo s'appelle Jardim bom retiro ("jardin bonne retraite")

1 ++++ Mutations de paradigmes.
Après 10 heures de sommeil profond au fond de mon hamac, je me réveille nouveau et dans une chaleur royale, je passe presque toute la journée nu dans le patio.
Dans mon nouveau rythme de vie, je fais les mille choses que l'on fait quand on ne fait rien. Je lave du linge, bricole, ouvre une noix de coco, lis (finalement !), écris, couds, reve, passe de longues minutes à observer un insecte.
Dans mon nouveau rythme de vie, ces choses sont devenues essentielles alors qu'elles étaient avant inessentielles. Les choses qui avant étaient essentieles, comme travailler, respecter des horaires, sont devenues inessentielles. Qu'est ce que je vais faire, maintenant qu'il n'y a plus rien que je doive faire spécifiquement ? C'est vertigineux. Cela crée un vide. Pédaler, est-ce une manière de combler ce vide ?

2 +++++++ anniversaire

Aujourd'hui maman a son anniversaire. Je t'aime maman!


3 +++++++ Politiques
Aujourd'hui je me suis rendu à la "réunion politique" annoncée dans un bar dans le quartier. Je m'attendais à une discussion sur la situation du pays, le vote de la destitution... j'apprends que c'est un vereador, espèce de conseiller municipal, qui viendrait parler. Puis on nous dit que c'est son fils qui viendra à sa place. Je suspecte la démocratie locale d'hérédité. Annoncé pour 14h, nous l'attendions plus d'une heure (mais comme a dit le modérateur, "c'est le Brésil")


quand vers 15h20 une véhicule tout terrain noir impressionnant arrive
arrivée de l'"homme politique" venu parler au peuple du quartier "jardim bom retiro"

et dépose un jeune minet bien propre sur lui. Il porte des baskets qui coutent un mois de salaire de ceux qui s'apprètent à l'écouter.

Excellent orateur convaincant, il commence par s'excuser de l'absence de son père qui malgré son diabète, son hypertension et obésité n'a hier pas résisté à la tentation de la dobradinha, sorte de tripes bien grasses. Après de nombreuses injections il est sauvé mais la situation est proccupante. Lui, jeune gagnant pas encore la trentaine le représente et semble parler de sa famille avec son "nous". Il présente le projet de collaboration locale. Il explique rapidement pourquoi son père voulant aider a été accusé de corruption et pour cela sera ne peut pas se présenter en on nom et sera représenté par un ami le jour du vote. Eux, sont capables d'améliorer le quartier comme ils l'ont fait ailleurs. Il s'agit d'eau canalisée, égouts, nettoyage de rivière, asphalter les rues. Il demande le vote en échange. C'est très clair, c'est du donnant-donnant. Son speech est presque parfait. Eux, c'est pas comme les autres, eux, ils font les choses. Le peuple est séduit mais méfiant. Je bous en silence et parce que je ne connais rien des questions locales je me tais. liquidé en une vingtaine de minutes, il répond à des questions de citoyens qui parfois paraissent critiques. On a finalement pas du tout parlé de la situation politique nationale et de  la destitution.



Deux véhicules tout-terrains noirs impressionnants arrivent et le remportent.

On m'explique que c'est un ancien footballeur professionnel qui s'est blessé au genou et reconverti en politique, où cette riche famille y a trouvé plus de succès financier que dans le commerce. A l'instant où j'écris, c'est le dernier vote, les députés sont en train de finaliser la majorité donnée à l'ouverture du processus de destitution de la présidente. L'une des seules personnes qui n'est pas corrompue (de gauche progressiste) va etre destituée sous prétexte de corruption par les corrompus (de droite conservatrice). Déprimant.
 Selon les spirites, l'etre humain est actuellement au stade-niveau du prédateur.


sábado, 16 de abril de 2016

deuxième jour de vacances à Sao Gonçalo : solitude

Allégorie du Brésil.

1-Solitude.
Marcelo parti à quatre heures du matin, je me réveille dans une maison extraordinairement vide. Le silence est immense. La solitude me mord. Son venin est indicible, pré-verbal, existentiel. Ce voyage est une désensibilisation.


2-hamac.
Ma première nuit dans un hamac avec moustiquaire en extérieur : fantastique.  Mis à part quelques complications au début pour s'enfiler dans la moustiquaire, le hamac et le sac de couchage, arranger le tout, une fois la moustiquaire fermée on se sent bien en sécurité. Mis à part la gène de ne pas pouvoir écarter les bras qui a été une fois oppressante, et bien que je n'arrive pas à me placer en diagonale comme c'est recommandé, j'ai été étonné de trouver de nombreuses positions confortables, et une ambiance de cocon très agréable.
 Il me manque un film plastique à acheter pour faire un toit, je suis curieux de dormir sous la pluie dans la foret dans un hamac !

3-Quartier.
Aujourd'hui promenade de deux heures dans le quartier, ahuri de dépaysement. Je me sentais comme au fin fond du maroc, où je ne suis jamais allé.

 Des rues souvent de terre, des pauvres maisons de brique en contruction perpétuelle, des animaux dans les rues, la végétation tropicale sous un soleil de fer, des bars, de la terre, de la poussière. Mais surtout... un authentique, un pittoresque merveilleux, version tropicale. Je me dis que le paradis doit ressembler à cela, à cette bière fraiche bue assis sur une chaise en plastique à l'ombre de la chaleur intense devant la porte à discuter tranquille avec un voisin. Ou ces bars minimalistes à moité improvisés où on ne sait jamais qui est le client et le patron, tout le monde boit et discute en un seul groupe.


4-Coup d'Etat programmé.
Demain, des brutes laides vont peut etre prendre le pouvoir grace à une machination dégoutante. On en parlera dans le quartier :

 "réunion politique à 14h" pour parler de l'événement.
rendez-vous pris !


viernes, 15 de abril de 2016

premier jour de vacances à Sao Gonçalo, chez Marcelo

Je découvre hier ici à sao Gonçalo la "maison de campagne" de mon ex-voisin Marcelo, où j'avais prévu de venir deppuis des années. Marcelo a 52 ans, plusieurs enfants grands, déjà, émancipés. Séparé, il vit maintenant seul. Il a toujours vécu et travaillé comme maçon-électricien-plombier-platrier-peintre-menuisier à la favela Cantagalo pavao pavaozinho. Il n'est jamais sorti de l'Etat deRo de Janeiro de sa vie.
(Pour moi il est donc comme une transition entre ce lieu (encore mystéreux pour moi) où j'ai vécu presque 5ans et, littéralement le reste du nord du Brésil, car après 40km seulement je me sens si loin de Rio !
hier 20 minutes après le grand départ, vers le nord:
(par miracle le chargement de cette photo a fonctionné)


Quelle bonne idée de s'éloigner peu à peu à vélo. L'ailleurs était donc déjà, bien sur, à la porte de la ville!
Le frère de Marcelo a acheté une grande parcelle de terrain ici à Sao Gonçalo et lui en a revendu deux petites pour 2500euro, dont une dont il n'était pas le propriétaire, qui est apparu quelques années après. Procès contre son frère résolu à l'amiable par le don d'une moto d'une valeur de 1250euro, ensuite utilisée et maltraitée par des jeunes usagers, revendue pour pièces500euro. J'ai connu ce frère hier soir, c'est le voisin de Marcelo maintenant qui est resté construire sa maison sur la parcelle légitime. Marcelo, bon coeur, a pardonné à son frère mais se méfie de lui maintenant. L'un des fils de ce frère est en prison pour avoir participé à la prise d'assaut d'un bus, pratique courante des bandits locaux. La mère de ce fils, participant encore des occupations de ce milieu, a confié sa fille de trois ans à la famille qui l'élève comme leur fille. Dans ces régions pauvres, le banditisme est une réelle option de carrière pour les jeunes, et cela se termine en général par les tragédies qui font l'histoire de ces peuples. Une autre conséquence tragique est le succès des églises évangéliques dont notre Luciano, père de bandit, est le fidèle.
Hier après midi en arrivant j'ai été surpris par le niveau de pauvreté de Marcelo et aussi la simplicité de la vie avec ses avantages et ses inconvénients. Peut ˆetre faussement optimiste ou enthousiaste, j'en vois surtout les avantages. Je retrouve en effet déjà cette vie simple que je cherchais, la température est tout le temps idéale on est habillés seulement avec un short et des tongs. On a pas d'argent, comme quand j'étais étudiant, mais on a le temps de bricoler un truc tranquille, voire construire sa maison peu à peu. Pendant que j'écris Marcelo installe en effet une porte à la chambre et moi... j'ai tout simplement le temps d'écrire !
Marcelo est si différent de moi et je ne sais par quel miracle on s'entend très bien et je me sens si à l'aise avec lui et dans sa vie simple. Il vit entre une maison en construction en L dans un angle et une autre en démolition sur un coté et un patio central, le tout sur un terrain de 200m carrés. Dans ce Patio central il y a un énorme jénipapier qui nous fait de l'ombre. J'ai découvert hier la chair du fruit jenipapo, l'une des choses les plus bizarres que j'aie goutées de ma vie. L'odeur étrange est à la fois attirante, suscite l'appétit mais inspire aussi un léger dégout, comme l'odeur du sexe. Ce fruit a la propriété de faire baisser la tension artérielle et de faire dormir, en effet hier je suis allé dormir peu après mais j'étais déjà épuisé. Les toilettes en dé-construction sont inexistantes, (il n'y a que le trou du tuyau donc il faut savoir viser, heureusement que j'ai de la pratique dans le domaine). Ces toilettes sont du coté de la maison en train d'ˆetre détruite aors que les chambres et cuisine sont du cˆoté de la maison en train d'ˆetre construite, les deux maisons se font face dans une évoltution symétriquement opposée intéressante.
Proposant à Marcelo de feter mon arrivée, il m'a tout de suite averti qu'il n'a pas d'argent. J'offre donc les courses pour un grillade le soir et presque tout l'arrosage de la célébration qui a commencé par l'apéro dans le quartier pauvre péri-urbain - de ville satellite - semi-rural.
 Je constate que Marcelo vit avec très peu de moyens, et il n'a pas du tout l'air malheureux.
pendant notre apéro un camion de sable rate son virage au coin de la rue, ça a fait un grand boum. on espère qu'il n'y a pas de cycliste dessous.

Le soir Marcelo invite sa famille voisine c'est à dire son traitre de frère et sa femme ainsi que leur petite fille qu'ils élèvent comme leur fille, et leur autre fille, Luana, 16 ans, qui elle meme a un garçon de presque deux ans d'un bandit disparu. Leur appétit à manger des grillades est désolant. Que faire. ce n'est que le début d'une longue fréquentation des pauvres qui peuplent ce pays. Je leur fais une recette de mon invention igname cru rapé au citron ail, huile d'olive et coriandre, ils sont ravis et notent la recette. ils découvrent l'igname cuisiné de cette manière (très saine) ainsi que les patates douces et courge dans l'alu et la braise, ils ne connaissaient pas ! Je me dis que je pourrais réaliser des stages d'éducation alimentaire.
Marcelo est en train de construire un puits à la pelle sous son terrain, la terre étant d'argile, il y sculpte un escalier à la pelle ! il veut arriver à 10 m de profondeur pour avoir une eau potable.
Cette maison est un projet pour les vieux jours, que Marcelo mène en parallèle avec son activité et ses apparts dans la favela. Vu qu'il est maçon sait tout faire et pas cher et est connu, parfois il retape trois petits appartements en en garde un pour lui, quand il n'est pas payé à l'heure. Quand je l'ai connu, il y a plus de 4 ans, il avait encore ses deux yeux, mais un clou a mal rebondi. S'il n'avait pas été au noir, il en aurait une pension. Il porte maintenant des lunettes de protection.
Marcelo me parle de la vie au morro, à la favela, et me révèle encore beaucoup de choses. Mon ex-voisin qui a été abattu il y a quelques mois par la police, dit "batata" ("patate", probablement pour son physique pas particulièrement obèse mais bien en patate) n'était que le gérant du département herbe, j'ai ainsi appris que chaque drogue avait son responsable. Le chef de la favela, Pitbull, fugitif caché dans de nombreux logements secrets proisoires, ne se déplace que la nuit en général , et mobilise pour cela une vingtaine de guardes armés. Je l'ai croisé un soir, il avait une cinquantaine de chaies en or autour du cou, sans mentir, c'en était étrange. Mais il n'est lui meme qu'un gérant aussi, le chef étant ailleurs. Cela fonctionne un peu comme une franchise du grand groupe comando rouge. Par aileurs, les grabuges de la favela de l'autre bout de copa sont des tentatives de la faction dont appartient le Galo de prendre la favelle de Babylonia. Marcelo en a vu de toutes les couleurs en une vie au morro, jusqu'à voir des gens découper des cadavres à la scie dans la rue à un certaine époque.
Marcelo aime et respecte la nature. dans un couloir d'un angle de la maison il a laissé un cocotier traverser le toit. Le cocotier dépasse et sort de la terrasse du toit d'une dizaine de metres environ. On peut donc avec une échelle depuis la maison accéder aux noix de coco dans l'arbre !
 il m'invite à en prendre une ! je n'avais jamais fait cela de ma vie; une excellente occasion de débuter avec ma machette. Quand la noix est à portée de main, l'opération est plus facile que je pensais. En quatre ou cinq tours sur elle meme la noix se détache et il y a à coté une tige solide pour la transporter. L'opération d'ouverture à la machette -ma première après 6ans au pays- est un peu effrayante parce que l'on doit donner un coup littérallement vers sa main, s'il n'y avait pas la noix on on se trancherait la moitié de la main, ce qui est un geste assez inhabituel. N'osant jamais frapper assez fort, j'ai du donner une cinquantainde coups pour entailler assez prfondément alors que normalement seulement 4 voire 3 suffisent. Marcelo m'a rappelé une chose évidente à laquelle je n'avais jamais pensé : je pourrai me désaltérer ainsi n'importe où dans la nature au Brésil ! Il ne me manque plus que la technique d'escalade de cocoter. Voilà une des choses simples que je suis venu apprendre.
Ce soir je teste également dans le patio pour la première fois mon hamac et moustiquare de hamac.
Marcelo doit rentrer à Rio demain matin très tot pour y travailler samedi et peut etre dimanche pour payer un impot. Marcelo est ainsi, sans avance. Il travaille pour acheter du béton et des briques et c'est un peu partout ainsi dans le quartier apparemment ou il n'y a que querlques magasins de matériel de construction, épiceres et bars.
Marcelo qui va rester à Rio me laisse donc sa maison aussi longtemps que je désre, je n'aurai qu'à jeter la clef dans la cour intérieure dans un sachet de l'extérieur en partant.
Je vais donc me retrouver seul demain, pour la première fois depuis les deux semaines que je suis hébergé chez des amis. J'ai beaucoup de choses à faire pour optimiser mon matériel, découvrir les environs immédiats avec mon vélo déchargé, lire..et connaitre mon trajet que je n'ai pas étudié de près. Je me dirigerai d'ci vers les chutes/rivières de MAcacu, notamment par une piste le long d'une voie ferrée abandonnée. J'aurai quelques jours de trajet pour arriver dans les montagnes à Lumiar dans une semaine environ.


jueves, 14 de abril de 2016

premièrétape


Depuis mon réveil et ce premier jour de voyage je suis dans un état second dont je me demande s'il va devenir l'état premier.
Il doit s'agir d'une euphorie du départ qui va durer je ne sais combien de temps puisque je n'ai jamais entrepris ce type de voyage.
Tout s'est bien passé, lever à 6h après deux heures de sommeil, l'irréel du départ devenu réel, mélangé au quotidien de la famille de Paul et Claudia qui m'hébergent. Je prends la route. Les gens dans la rue me regardent. Un escargot sur roue. Je me rends compte que désormais je deviendrai une espèce d'attracion et je devrai m'habituer à cela. 


deux ou trois fois sur la route on me crie sympatiquement "esse é andarilho mesmo é ! " ("ça c'est du vrai routard" !)
Je prends le bateau et traverse la baie en extase. Ensuite Niteroi qui est une sortie étrange de Rio, puisqu'en 15minutes de bateau du centre on se retrouve dans une ville type de province, on est déjà plus du tout à Rio. Tout est différent, je suis déjà à la campagne. La bicyclette est lourde, mais je ressens un vrai plaisir à piloter et canaliser mon énergie sur le pédalage, qui développe une forme de légèreté horizontale. Le vélo en soi me donne du plaisir, et de ce "poste" je vois le monde qui défile. Ce matin malgré les deux heures de sommeil seulement je me sentais si bien sur ma selle, en sécurité, comme exactement là où je devais ˆetre, seulement de passage. Je me sentais une volonté et une énergie à briser un roc qui s'interposerait entre moi et ce qui m'attend.
Le moment du départ (à 2secondes du départ) immortalisé par Paul. Flute, me suis-je dit, je commence en prenant une rue à contre-sens.

J'ai reconnu la morsure du soleil. Cet après-midi j'ai vu que sur ma casquette la quantité de sueur a formé des cristaux de sel. Je teste la technique de la chemse blanche à manche longues et col remonté avec un certain succès (conseil d'un vieux cycliste étasunien comme le vˆetement idéal). Je suis content d'avoir acheté une bonne crème solaire mais je sens en effet que pour les parties couvertes une fine couche de tissu ne suffit pas. J'ai lu qu'on peut apptrapper des coups de soleil sous les vetements. Je vais aussi tester un vˆetement spécial anti-UV qu'on m'a offert. Merci Sergio et Luca !
Seulement 40 kilomètres sont vite passés. Je sens tout de meme la fatigue et suis content d'arriver. Avec les brèves explications de Marcelo je trouve facilement.
Mon ex-voisin de la favelle a sa maison ici, qu'il a acheté 1500euro avec le terrain il y a quelques années. mais elle était dans une zone inondable, alors il est en train de la détruire et d'en recontruire une à cˆoté simultanément. Les moyens sont bien réduits bien qu'il soit maçon.  Marcelo vit seul, entre la favela de la zone sud de Rio où il a grandi et travaille, et cette maison de campagne qu'il retape peu à peu pour ses vieux jours. Marcelo est adorable et aussi modeste que généreux, il me reçoit très sympatiquement pour un séjour de la durée de mon choix. l'endroit est d'un pittoresque fantastique. Je pense y prendre le temps de faire les choses que je n'ai pas eu le temps de résoudre à Rio, ralentir petit à petit le rythme fou de la ville...


miércoles, 13 de abril de 2016

UN DéTOUR REBOUSSOLANT, LE VOYAGE-IMPROVISATION



UN DéTOUR REBOUSSOLANT, LE VOYAGE-IMPROVISATION.

+++  1  +++    inspiration

J'ai comme une envie de partir, d'aller loin où je ne connais personne, je veux me confronter au monde inconnu. Je veux me déprendre de tout ce je peux, posséder le moins possible, sentir ce que je possède en moi. Les choses nous éloignent de l'essentiel. Je veux sentir l'essentiel, je veux être directement en contact avec le monde et les gens.
J'ai soif de la sagesse du monde et je veux voir comment elle prend forme.
Je veux sortir de ces modèle et rythme de vie qu'on nous offre/impose tout prêts à consommer, je veux ouvrir les portes des possibilités. Je veux sentir la nature toucher mon corps nu, je veux boire la jungle.
Je revendique un voyage qui laisserait une grande part à l'improvisation concernant la destination, la durée des visites et du voyage, ainsi que les activités pratiquées et les personnes rencontrées.
L'improvisation trouve dans le voyage un contexte fertile : Il s'agit d’être le plus ouvert possible aux propositions, aux inspirations d'un lieu à un moment donné, de «  coller au présent  » du lieu, et de soi-même. Nouveau, le terrain invite au nouveau.
Le vélo en soi est un message de paix. Vulnérable, il ouvre les portes. Un soupçon de sportivité donne toute légitimité à un vagabondage qui sans cela serait mal vu.

Le type de liberté du voyage-improvisation est une libération, elle consiste en une rupture d'avec une vie sédentaire (plus ou moins routinière) qui dans l'expérience prend la forme du départ.
Il s'agit de fuir de la temporalité de la vie routinière pour entrer dans une vie de pur présent, d'immédiat.
Le nomadisme déhambulatoire est une porte temporelle.
Lors du voyage improvisé á vélo, passé et futur perdent leur importance, le présent se retrouve comme “valorisé”. C'est cette rencontre avec le présent qui est recherchée.
Le présent se trouve valorisé par exemple parce que de lui (des interations avec les lieux et les gens) dépendent les modalité et continuité du voyage, voire même la survie du voyageur! Tout est suspendu au présent, à son intuition.
Le temps change et devient aussi plus personnel, en version nomade. Il devient le temps du corps, et de ce qu'on lui fait faire. le temps de la nature prend aussi plus d'importance, puisque l'extérieur devient le lieu de résidence. Dans cette vie où je ne possède plus de clef (celle de l'antivol de mon vélo tout de même) l'espace public devient l'espace privé en quelque sorte, l'espace privé est provisoirement emprunté à un espace public ou semi-public (comme une place dans un camping).

+++  2  +++    demandaison

Parfois je me demande...
Qui suis-je, que suis-je sans toutes les modalités de la vie établie? Le quotidien, les habitudes, les références, les personnes, les lieux habituels sont comme un intermédiaire entre le monde moi. Tout cela me dit qui je suis, tout cela donne un sens apparent. Que suis je sans tout cela? Pour le savoir, Il faut se dénuder systématiquement. Tout quitter est une réponse à cette curiosité.

+++  3  +++    préparation
Je me prépare depuis deux mois environ plus ou moins tranquilement.
médecines académiques, médium, conseils, internet. C'est drôle de préparer un voyage aujourd'hui. On peut prévisualiser sa route,prendre des photos. Un soir j'ai pris quelques photos depuis la route, fait un album par anticipation. Je me demande quel rôle aura le smartphone dans mon voyage, ce qu'il me fera gagner et ce qu'il me fera perdre.
(J'ai prévu Au long de mon chemin je demanderai aux gens pourquoi ils vivent l'a o'u ils vivent, une maniere détournée de leur demander pourquoi ils vivent.) à développer ??
+++++++ fin : début ++++++++++
14 avril 2016. Le moment incroyable est arrivé. je pars. Tout à vélo. pas de bus.
seulement le basique.
Demain matin je sentirai le vertige de la liberté cyclodéambulatoire sur ma piste cyclable de toujours, à Rio de long des plages jusqu'au centre où je prendrai le bateau pour traverser la baie et quitter Rio par le nord-est.
Première étape chez unami, Marcelo l'ex-voisin maçon, adorable personne, m'accueille dans sa maison de campagne à sao Gonçalo, une cinquantaine de kilomètres de mon départ.