miércoles, 13 de abril de 2016

UN DéTOUR REBOUSSOLANT, LE VOYAGE-IMPROVISATION



UN DéTOUR REBOUSSOLANT, LE VOYAGE-IMPROVISATION.

+++  1  +++    inspiration

J'ai comme une envie de partir, d'aller loin où je ne connais personne, je veux me confronter au monde inconnu. Je veux me déprendre de tout ce je peux, posséder le moins possible, sentir ce que je possède en moi. Les choses nous éloignent de l'essentiel. Je veux sentir l'essentiel, je veux être directement en contact avec le monde et les gens.
J'ai soif de la sagesse du monde et je veux voir comment elle prend forme.
Je veux sortir de ces modèle et rythme de vie qu'on nous offre/impose tout prêts à consommer, je veux ouvrir les portes des possibilités. Je veux sentir la nature toucher mon corps nu, je veux boire la jungle.
Je revendique un voyage qui laisserait une grande part à l'improvisation concernant la destination, la durée des visites et du voyage, ainsi que les activités pratiquées et les personnes rencontrées.
L'improvisation trouve dans le voyage un contexte fertile : Il s'agit d’être le plus ouvert possible aux propositions, aux inspirations d'un lieu à un moment donné, de «  coller au présent  » du lieu, et de soi-même. Nouveau, le terrain invite au nouveau.
Le vélo en soi est un message de paix. Vulnérable, il ouvre les portes. Un soupçon de sportivité donne toute légitimité à un vagabondage qui sans cela serait mal vu.

Le type de liberté du voyage-improvisation est une libération, elle consiste en une rupture d'avec une vie sédentaire (plus ou moins routinière) qui dans l'expérience prend la forme du départ.
Il s'agit de fuir de la temporalité de la vie routinière pour entrer dans une vie de pur présent, d'immédiat.
Le nomadisme déhambulatoire est une porte temporelle.
Lors du voyage improvisé á vélo, passé et futur perdent leur importance, le présent se retrouve comme “valorisé”. C'est cette rencontre avec le présent qui est recherchée.
Le présent se trouve valorisé par exemple parce que de lui (des interations avec les lieux et les gens) dépendent les modalité et continuité du voyage, voire même la survie du voyageur! Tout est suspendu au présent, à son intuition.
Le temps change et devient aussi plus personnel, en version nomade. Il devient le temps du corps, et de ce qu'on lui fait faire. le temps de la nature prend aussi plus d'importance, puisque l'extérieur devient le lieu de résidence. Dans cette vie où je ne possède plus de clef (celle de l'antivol de mon vélo tout de même) l'espace public devient l'espace privé en quelque sorte, l'espace privé est provisoirement emprunté à un espace public ou semi-public (comme une place dans un camping).

+++  2  +++    demandaison

Parfois je me demande...
Qui suis-je, que suis-je sans toutes les modalités de la vie établie? Le quotidien, les habitudes, les références, les personnes, les lieux habituels sont comme un intermédiaire entre le monde moi. Tout cela me dit qui je suis, tout cela donne un sens apparent. Que suis je sans tout cela? Pour le savoir, Il faut se dénuder systématiquement. Tout quitter est une réponse à cette curiosité.

+++  3  +++    préparation
Je me prépare depuis deux mois environ plus ou moins tranquilement.
médecines académiques, médium, conseils, internet. C'est drôle de préparer un voyage aujourd'hui. On peut prévisualiser sa route,prendre des photos. Un soir j'ai pris quelques photos depuis la route, fait un album par anticipation. Je me demande quel rôle aura le smartphone dans mon voyage, ce qu'il me fera gagner et ce qu'il me fera perdre.
(J'ai prévu Au long de mon chemin je demanderai aux gens pourquoi ils vivent l'a o'u ils vivent, une maniere détournée de leur demander pourquoi ils vivent.) à développer ??
+++++++ fin : début ++++++++++
14 avril 2016. Le moment incroyable est arrivé. je pars. Tout à vélo. pas de bus.
seulement le basique.
Demain matin je sentirai le vertige de la liberté cyclodéambulatoire sur ma piste cyclable de toujours, à Rio de long des plages jusqu'au centre où je prendrai le bateau pour traverser la baie et quitter Rio par le nord-est.
Première étape chez unami, Marcelo l'ex-voisin maçon, adorable personne, m'accueille dans sa maison de campagne à sao Gonçalo, une cinquantaine de kilomètres de mon départ.

2 comentarios:

patrick por via gmail34 dijo...

tout a fait interesting, Sir Frus, cela m'inspire à beaucoup de réflections, contre-flections si tu veux. Okay, je me retiens en ce moment, mais cela m'évoque de l'admiration, un grand questionnement sur à quoi cela peut mener (plutot, à quoi cela mènerait si moi je le ferais, ce que je ne vais pas savoir si tot) et comment éviter un effet de déjà-vu, et comment s'aproximer du sublime, et comment avoir une atitude humble. En fait toutes des question que je me fais dans la vie, mais placées ici dans un autre contexte..... Je te suis. Patrick

Fernanda Klumb dijo...

Super! Bon courage et bon rencontre avec toi-même!
(Fernanda Klumb)