L'Europe m'a appelé en retour. En rentrant j'observe certaines choses intrigantes.
C'est connu, on observe plus facilement chez autrui certaines caractéristiques significatives que chez soi-même. Or les européens sont devenus mon autrui. J'arrive chez moi avec un regard étranger.
J'offre ici mon regard de l'extérieur.
De passage à la gare de Lyon à Paris je croise un homme en costume à la mode (mollets serrés) qui parle dans son téléphone et j'entends: "Je vais à Tours pour 9 jours. Ils ont besoin d'un expert pour optimiser leurs performances".
J'entrais dans le monde des experts, le monde aux performances optimisées.
"optimiser" le monde serait-ce resserrer les pantalons au niveau des mollets ?
Sommes-nous ce serpent qui se mord la queue ?
Je découvre les européens d'aujourd'hui d'abord à l'aéroport, puis dans les trains...
Ma première impression : ils sont très riches, trop riches, ils achètent des tas d'objets et se déplacent avec.
Ils s'entourent d'objets, de choses. Mais que font-ils donc avec toutes ces choses?
(choses qui impliquent un gaspillage inouï)
Ils paraissent frénétiquement obnubilés par les activités pratiquées avec ces choses, particulièrement les objets électroniques.
(Il semble d'ailleurs que la privation de pouvoir acheter ces choses provoque une angoisse).
Mais que font ils donc ? Savent-ils même ce qu'ils sont en train de faire ?
J'ai l'impression qu'ils sont en train de se distraire.
Frénétiquement distraits par les jeux, par les flux d'informations, par le terrorisme.
Distraits, finalement, par les choses, par toutes les choses matérielles qu'ils possèdent et les choses immatérielles qu'on leur fait penser. Les choses les aident à se distraire.
C'est donc cela qu'ils cherchent, se distraire ?
Ma question est : que ne fait-on pas quand on est ainsi distrait ?
De même qu'un illusionniste attire notre attention sur une chose pour procéder à une manipulation a notre insu, est il possible que si peu de personnes se demandent ce que l'on est en train de (se?/nous?) faire alors que l'attention des gens est ainsi (de plus en plus) efficacement occupée ?
Est ce que cela vient de l' intérieur ou de l'extérieur? d'un groupuscule?
Il y en aurait un qu'il ne ferait pas autrement: tout le monde veut la "stabilité", le status quo, ce qui "l" 'arrangerait.
Qui se rend compte que c'est la une modalité de l'aliénation ?
Que la peur toujours plus célébrée par les terroristes, vigipirate et le chômage est aussi une modalité de l'aliénation ?
Et puis j'ai redécouvert les français râleurs qui, comme des enfants gâtés possèdent tout mais ne sont jamais contents.
A la favela au contraire, et par force (et non par choix..), ils ne possédaient pas tous ces objets. Serait-ce pas aussi pour cela qu'ils étaient plus heureux ? Ils avaient moins de distractions de l'essentiel, ils étaient plus proches de l'essentiel. Ils étaient ensemble, ils s'aimaient, et ils étaient plus heureux sans raison particulière.
J'enfonce la une porte ouverte, mais je suis forcé de le répéter.
Les gens aliènent leur temps de vie disponible au travail pour être capable de s'acheter tous les objets que l'on nous fait désirer. Mais maintenant, ce n'est plus seulement des objets Il ne s'agit pas que d'objets matériels, mais aussi d'"assurances", de choses rassurantes dans ce monde qui cultive la peur.
Est-ce la peut de la liberté fondamentale qui est au fond de tout ça ? sommes-nous devenus des experts de la fuite de notre liberté?
ahhh Que de performances... et que de questions... heureusement qu'il y a aussi le bon fromage et le bon vin.
Est ce que cela vient de l' intérieur ou de l'extérieur? d'un groupuscule?
Il y en aurait un qu'il ne ferait pas autrement: tout le monde veut la "stabilité", le status quo, ce qui "l" 'arrangerait.
Qui se rend compte que c'est la une modalité de l'aliénation ?
Que la peur toujours plus célébrée par les terroristes, vigipirate et le chômage est aussi une modalité de l'aliénation ?
Et puis j'ai redécouvert les français râleurs qui, comme des enfants gâtés possèdent tout mais ne sont jamais contents.
A la favela au contraire, et par force (et non par choix..), ils ne possédaient pas tous ces objets. Serait-ce pas aussi pour cela qu'ils étaient plus heureux ? Ils avaient moins de distractions de l'essentiel, ils étaient plus proches de l'essentiel. Ils étaient ensemble, ils s'aimaient, et ils étaient plus heureux sans raison particulière.
J'enfonce la une porte ouverte, mais je suis forcé de le répéter.
Les gens aliènent leur temps de vie disponible au travail pour être capable de s'acheter tous les objets que l'on nous fait désirer. Mais maintenant, ce n'est plus seulement des objets Il ne s'agit pas que d'objets matériels, mais aussi d'"assurances", de choses rassurantes dans ce monde qui cultive la peur.
Est-ce la peut de la liberté fondamentale qui est au fond de tout ça ? sommes-nous devenus des experts de la fuite de notre liberté?
ahhh Que de performances... et que de questions... heureusement qu'il y a aussi le bon fromage et le bon vin.
