martes, 13 de septiembre de 2016

petit retour en Europe



L'Europe m'a appelé en retour. En rentrant j'observe certaines choses intrigantes.

C'est connu, on observe plus facilement chez autrui certaines caractéristiques significatives que chez soi-même. Or les européens sont devenus mon autrui. J'arrive chez moi avec un regard étranger.
J'offre ici mon regard de l'extérieur.

De passage à la gare de Lyon à Paris je croise un homme en costume à la mode (mollets serrés) qui parle dans son téléphone et j'entends: "Je vais à Tours pour 9 jours. Ils ont besoin d'un expert pour optimiser leurs performances".

J'entrais dans le monde des experts, le monde aux performances optimisées.

"optimiser" le monde serait-ce resserrer les pantalons au niveau des mollets ?

Sommes-nous ce serpent qui se mord la queue ?
 
Je découvre les européens d'aujourd'hui d'abord à l'aéroport, puis dans les trains...
Ma première impression : ils sont très riches, trop riches, ils achètent des tas d'objets et se déplacent avec.
Ils s'entourent d'objets, de choses. Mais que font-ils donc avec toutes ces choses?
(choses qui impliquent un gaspillage inouï)

Ils paraissent frénétiquement obnubilés par les activités pratiquées avec ces choses, particulièrement les objets électroniques.
(Il semble d'ailleurs que la privation de pouvoir acheter ces choses provoque une angoisse).

Mais que font ils donc ? Savent-ils même ce qu'ils sont en train de faire ?

J'ai l'impression qu'ils sont en train de se distraire.
Frénétiquement distraits par les jeux, par les flux d'informations, par le terrorisme.
Distraits, finalement, par les choses, par toutes les choses matérielles qu'ils possèdent et les choses immatérielles qu'on leur fait penser. Les choses les aident à se distraire.
C'est donc cela qu'ils cherchent, se distraire ?

Ma question est : que ne fait-on pas quand on est ainsi distrait ?
De même qu'un illusionniste attire notre attention sur une chose pour procéder à une manipulation a notre insu, est il possible que si peu de personnes se demandent ce que l'on est en train de (se?/nous?) faire alors que l'attention des gens est ainsi (de plus en plus) efficacement occupée ?
Est ce que cela vient de l' intérieur ou de l'extérieur? d'un groupuscule?
Il y en aurait un qu'il ne ferait pas autrement: tout le monde veut la "stabilité", le status quo, ce qui "l" 'arrangerait.
Qui se rend compte que c'est la une modalité de l'aliénation ?
Que la peur toujours plus célébrée par les terroristes, vigipirate et le chômage est aussi une modalité de l'aliénation ?

Et puis j'ai redécouvert les français râleurs qui, comme des enfants gâtés possèdent tout mais ne sont jamais contents.
A la favela au contraire, et par force (et non par choix..), ils ne possédaient pas tous ces objets. Serait-ce pas aussi pour cela qu'ils étaient plus heureux ? Ils avaient moins de distractions de l'essentiel, ils étaient plus proches de l'essentiel. Ils étaient ensemble, ils s'aimaient, et ils étaient plus  heureux sans raison particulière.
J'enfonce la une porte ouverte, mais je suis forcé de le répéter.
Les gens aliènent leur temps de vie disponible au travail pour être capable de s'acheter tous les objets que l'on nous fait désirer. Mais maintenant, ce n'est plus seulement des objets  Il ne s'agit pas que d'objets matériels, mais aussi d'"assurances", de choses rassurantes dans ce monde qui cultive la peur.

Est-ce la peut de la liberté fondamentale qui est au fond de tout ça ? sommes-nous devenus des experts de la fuite de notre liberté?

ahhh Que de performances... et que de questions... heureusement qu'il y a aussi le bon fromage et le bon vin.

3 comentarios:

patrick por via gmail34 dijo...

Il faut trouver une autre voie,
non pas celle de la course de rat,
ni de la felicité de la favela.
(ca rime, :) haha, faisons un rap de ce blablabla)

paradoxe: donne la chance à un jeune de sortir du bidonville, oú selon certaines analyses regne un dégré de félicité plus élevé, et il voudra la saisir.
Donne la chance à un jeune humain au mollets serrés à la mode de sortir du ratrace, avec la promesse d une état d esprit plus spirituel, et je ne sais pas ce qu il va dire, peut etre oui, peut etre il va méfier, ou, s il se sent angoissé deja un certain temps, il va dire oui, si l opportunité ne parait pas trop risquée.

Tu écris que"A la favela au contraire, et par force (et non par choix..),ils ne possédaient pas tous ces objets. " et "sommes-nous devenus des experts de la fuite de notre liberté?". A la favela, comme ailleurs, il y a certainement des contraintes prononcées de liberté, materielles et autres, et on cherche a dechainer cette liberté limitée, la tendance naturelle et historique, grosso modo, est de devenir petit bourgeois, comme nous tous et les francais frenetiques que tu decris. Maslow est valable, non? Et les petits bourgeois ne savent pas profiter de leur liberté. En general. C est triste? C est du pessimisme de ma part? Tu me le diras si tu veux. Mais les textes inspirés disent qu il y a toujours l opportunité de liberation, a condition qu il y ait la foi, la dedication, l humilité, la perseverance, l amour et l amour de soi-meme . L evolution maslow est vers "mais" love? ("mais" est du portugais pour "plus".) A toi de prouver pour toi si c est vrai. J essaie de le decouvrir pour moi. Je ne suis pas sur si je fais du progres valable. Mes references spirituelles disent toutes qu il faut que je conquière cette certitude. Qq un me dit que tu ne conquieres cette certitude et cette foi que si tu es doué pour ca, ou si une tragédie t appelle à cet ordre. Sais pas. Kardec dit que si cette question de foi concrete est plus facile pour toi que pour autrui, c est que tu l as deja travaillée plus avant, dans une opportunité anterieure à cette vie.

patrick por via gmail34 dijo...

Encore Maslow dans Wiki:
"Sur la fin de sa vie, Abraham Maslow ajouta un dernier niveau à la pyramide des besoins, qu'il appela "self-transcendence"14 que l'on pourrait traduire par dépassement de soi-même ou encore transcendance de Soi..." Interessant a en lire plus, ea sur wiki.

Et encore une critique sur sa pyramide:"Cette pyramide apparaît dans le film Le Séminaire ainsi que dans le film The Man from Earth, avec la critique qu'elle serait « politiquement de droite », car une personne pauvre ne serait pas épanouie et donc ne serait pas rentable ; il ne faudrait donc pas l'embaucher." Et oui, décrire les aspects de la favela moins favorisés, ca donne des effets meconfortable dans l estomac, du genre, "je suis elitiste". De la meme maniere que si je fais l eloge de la felicité de la favela, il y a qq chose en moi, qui dit que qq chose cloche. J espere que je suis claire. (Alguien habrá hecho algo en algun lugar https://www.youtube.com/watch?v=-ffhL5A6Qnw)

Unknown dijo...

On parle bien de société et pas de pays, hein ? à mon avis, la société occidentale valorise tout ce qui nous sort de nous, elle nous élève hors-sol et tient à nous garder extérieur (aliéné) à notre intériorité, à notre coeur car tout est déjà là en nous : amour, paix, joie, force. Il faut beaucoup de force et de courage pour aller à contre-courant... et dans tous les domaines, faire tout à l'envers de ce que prône cette société.
Pour reprendre le premier message, "se connaître soi-même", c'est très compliqué quand on est extériorisé depuis le départ (enfant sans cesse stimulé à l'école ou à la maison), quand rien ne valorise la vie intérieure (spiritualité ou concentration/méditation..) que l'environnement nous sature de stimuli. Dans un environnement standart, l'enfant n'a aucune possibilité d'écouter sa voix intérieure, donc de se connaître et de suivre sa vocation (voce).. et de devenir des robots télécommandés par la télé, les merdias, gavés de junk food etc..
Cette société, à force de créer des techniciens, a fini de séparer la tête, du corps et du coeur, donc a fait des êtres insensibles, déconnectés. Pour se connaître, il faut déjà réunir ces trois composantes en agissant en cohérence avec la tête et le coeur, créer, faire, agir, on se connaît en agissant, la vérité est dans l'action.